L'homme est un homéotherme, c'est à dire que sa température corporelle doit rester stable à 37° pour assurer un bon fonctionnement général. Pour cela, il existe des mécanismes de régulation, on parle de thermorégulation.

La transpiration et les performances sportives

I. La production de chaleur à l’effort

La contraction musculaire permet de produire de l’énergie mécanique, mais elle s’accompagne aussi d’une forte production de chaleur. La production de chaleur représente 70 à 80 % de la dépense énergétique. 

Lors d’un exercice physique, l’augmentation de la température des muscles améliore la conduction nerveuse et l’arrivée de l’O2 jusqu’au muscle. Les capacités contractiles du muscle sont également améliorées. La température corporelle augmente de 2 ou 3°C, au-delà, notre corps doit alors évacuer de la chaleur afin de maintenir cette température constante au niveau des organes 'nobles' : le cerveau, le cœur et les reins. L’élimination de la chaleur se fait essentiellement via la sudation.

II. La sudation pour refroidir le corps

La sueur contient principalement de l'eau. Elle contient aussi des minéraux, de l'acide lactique et de l'urée. La sueur produite par nos glandes sudoripares s’échappent via les pores de la peau entraînant une déperdition de chaleur. Attention, il est important que la sueur puisse s’évaporer pour une perte de chaleur efficace. La tenue vestimentaire et le climat sont donc des facteurs à prendre en compte. Chez le sujet entraîné, il existe une adaptation de la composition ainsi que du débit sudoral afin de refroidir plus efficacement le corps et d’épargner les pertes en vitamines et minéraux nécessaires à la performance sportive. Ainsi, chez un sportif entraîné, la sueur devient moins riche en sels minéraux et le débit sudoral est très supérieur à celui d’un sportif peu régulier pour un effort égal ; pouvant aller jusqu’à une perte de 10L de sueur par jour !

III. Les facteurs influençant la sudation

Nous l’avons vu, le phénomène de sudation varie en fonction du niveau d’entraînement. De nombreux autres facteurs influencent notre capacité de thermorégulation :

  • Le sexe : La sudation serait plus facile chez l'homme. En effet, à effort égal, les hommes commencent à transpirer avant les femmes, et plus l'exercice est intense, plus la différence est marquée. Cette différence pourrait être due à la différence de masse musculaire moyenne, mais aussi au fait que les femmes qui ont un corps qui contient un peu moins d'eau doivent mieux la conserver pour éviter la déshydratation.
  • La masse graisseuse : Le gras étant un isolant naturel formidable, plus la masse graisseuse du corps est importante plus  celui-ci sera sujet à une montée de température avec plus de difficultés pour la faire redescendre.
  • L'acclimatation : Si le sportif change de climat (de latitude), il faut compter une quinzaine de jours pour que les mécanismes de sudation s'adaptent aux nouvelles conditions ! Sans cette période minimale, le sportif peut soudainement voir ses performances diminuées.
  • L'hydratation : Un sportif déshydraté produira moins de sueur et contrôlera donc moins efficacement sa température corporelle.

IV. Quels sont les risques d'une mauvaise thermorégulation ?

Chez le sportif, les conséquences d’une température corporelle trop élevée sont multiples : Les crampes de chaleur, épuisement à la chaleur, céphalées, vertiges, voire dans les cas les plus graves des délires et des convulsions. La faculté de thermorégulation chez le sportif est un facteur de performances souvent insoupçonné. 

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